Handisport : Trois athlètes Gabonais aux Jeux paralympiques.

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Au Gabon, les athlètes paralympiques s’entraînent sans relâche pour la compétition d’handisport à Tokyo cet été, et ce, malgré le manque de moyen et d’infrastructure.

Vis-à-vis de la pandémie ; cela n’a pas empêché les athlètes en situation d’handicap de s’entraîner pour participer aux Jeux paralympiques qui se tiendront à Tokyo au Japon.

Organisés tous les 4 ans ; à la suite des jeux olympiques, les jeux paralympiques organisés par le comité international ont lieu cette année le 24 août au 05 septembre.

Les jeux paralympiques réunissent des athlètes en situation de handicap de tous les pays pour des épreuves handisports. Des athlètes en situation de handicap physique ou visuel ; ainsi que des athlètes handicapés mentaux y participent

Cette année ; les Gabonais sont enfin sortis de leurs cachettes ; pour participer aux tournois paralympiques. Trois athlètes représenteront le Gabon aux compétitions. L’athlète paralympique, David Moukagni s’échauffe pour le 100 et le 200m homme. Tout comme lui, Audray Fabiola Mengue s’entraîne sur la lancée de poids et au javelot. Et Edmond Ngombi fait figure de vétéran, coureur de 100m sur tricycle.

Petit Etat pétrolier d’Afrique centrale d’environ deux millions d’habitants, le Gabon a participé pour la première fois aux Jeux paralympiques en 2008, à Pékin. Le pays a ensuite envoyé un représentant à Londres et à Rio ; mais sans jamais revenu avec de médaille.

Mais par manque de financement et d’infrastructure; les athlètes sont obligés de s’entraîner sur ce qu’ils ont. Comme David Moukangi, amputé du bras droit ; il est obligé de s’entraîner sur la piste jonchée d’herbe et de cailloux râpeux du Lycée technique d’Owendo. Situé à une dizaine de Kilomètres de la capitale Libreville ; il enchaîne les tours de piste et sprints sous le regard de son coach ; sur les lignes séparant les couloirs de la piste sont effacées par le temps et l’usure.

De son côté, Audray Fabiola Mengue Pambo, qui a les jambes amputées ; s’entraîne au lancer du poids sur une petite colline depuis un tabouret en bois. « Ce n’est pas le bon matériel mais nous n’avons pas d’équipements adaptés », souffle-t-elle. « Il faudrait que le gouvernement mette davantage l’accent sur le sport des personnes handicapées pour que nous réalisions plus de performances pour notre pays », estime-t-elle.

Edmond Ngombi ; 44 ans est atteint de polio, il se déplace difficilement avec deux béquilles. Il a atteint les demi-finales du 100 m para cyclisme à Rio en 2016. « Mais mon matériel était défectueux au niveau du guidon », se rappelle-t-il. Il concourt avec le même fauteuil de course depuis 2011 ; un don de la fondation Sylvia Bongo Ondimba, l’épouse du président gabonais.

Au dernier moment, les autorités ont débloqué les fonds pour permettre aux athlètes de se rendre aux qualifications aux Jeux paralympiques à Tunis prévu le 18 au 20 mars. Si la chance est de leur côté ; ils obtiendront le ticket pour le rendez-vous  à Tokyo.

Ursulla.E

© Credit photos : Yahoo Actualités

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