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Cinq enseignements clés du sacre 3-0 du Cameroun à la WAFCON 2026 au Maroc

La victoire 3-0 du Cameroun en finale contre le Malawi a couronné la WAFCON 2026, marquée par une concurrence accrue, une influence grandissante des entraîneures et des problèmes organisationnels toujours irrésolus.

Le Cameroun a terminé la WAFCON 2026 par une victoire 3-0 contre le Malawi en finale, devenant le quatrième pays à remporter la compétition. Seuls le Nigeria, la Guinée équatoriale et l’Afrique du Sud avaient auparavant soulevé le trophée, ce qui fait du sacre camerounais l’un des principaux faits marquants du tournoi.

Le passage de 12 à 16 équipes a renforcé la compétition, malgré une modification confirmée alors que le processus de qualification avait été conçu pour un format plus réduit. Le Cameroun avait initialement été éliminé par l’Algérie, mais a intégré la compétition grâce à son classement mondial avant de remporter le titre. La Côte d’Ivoire est également revenue par cette voie, a terminé en tête de son groupe et atteint les quarts de finale. Les quatre demi-finalistes — le Cameroun, le Malawi, l’Algérie et le Maroc, pays hôte — ont obtenu leur qualification pour la Coupe du monde féminine 2027. Le Malawi et l’Algérie se sont qualifiés pour la première fois à cette compétition.

Les résultats ont également révélé un écart plus réduit entre les équipes établies et les nations émergentes. La Tanzanie a battu l’Afrique du Sud malgré 65 places de retard au classement mondial, tandis que l’Afrique du Sud a dû attendre une égalisation à la 99e minute pour faire match nul avec la Côte d’Ivoire. Le Malawi a créé la plus grande surprise du tournoi en battant le Nigeria, 10 fois champion, sur le score de 3-2, avant de vaincre le Ghana et l’Algérie pour atteindre la finale. La Zambie a été éliminée malgré ses six points, tandis que le Mali a manqué la phase à élimination directe à la différence de buts, après avoir terminé à égalité avec le Ghana avec quatre points.

La WAFCON 2026 a été plus prolifique devant les buts, avec 90 réalisations en 32 matches, soit une moyenne de 2,81 buts par rencontre contre 2,54 en 2024. La sélectionneuse du Cameroun, Valentine Nguele, est également devenue la cinquième femme à conduire une équipe au titre. Elle a rejoint Clémentine Touré, Eucharia Uche, Florence Omagbemi et Désirée Ellis, après avoir pris les rênes du Cameroun seulement en juin et rapidement apporté de la structure à l’équipe.

L’échec du Nigeria constitue un autre enseignement majeur. En quête d’un 11e titre, les Super Falcons ont connu leur pire campagne à la WAFCON après avoir échoué à remporter leur groupe, puis s’être inclinées contre le Cameroun en quarts de finale. L’Afrique du Sud les a ensuite battues 2-1 lors du barrage pour la Coupe du monde, excluant le Nigeria de la Coupe du monde féminine pour la première fois. L’ancienne attaquante Desire Oparanozie a appelé à un nouveau départ, tandis que la commission d’enquête de la fédération nationale fait face à de plus vastes questions sur la structure du football dans le pays.

Le tournoi a également mis en lumière des problèmes logistiques et d’arbitrage. Les matches sans la présence du Maroc ont souvent attiré des affluences décevantes, les frais de déplacement, les règles relatives aux visas et la réorganisation tardive après un report intervenu 12 jours avant le début prévu figurant parmi les facteurs évoqués. Une vérification par l’assistance vidéo à l’arbitrage lors du match de groupe du Cameroun contre le Mali a duré près de quatre minutes. Le Maroc a également été questionné sur des penalties accordés tardivement contre le Cameroun et l’Algérie, tout en manquant neuf de ses 13 penalties durant le tournoi. La CAF n’a pas encore confirmé le lieu ni le calendrier de l’édition 2028.

Source : Graphic Online · Sports