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Gusau sous pression après les critiques visant son premier mandat à la NFF

Les acteurs du football nigérian remettent en question le premier mandat d’Ibrahim Gusau à la présidence de la NFF, évoquant les faiblesses des équipes nationales, des championnats et de la formation des arbitres.

Le premier mandat d’Ibrahim Gusau à la présidence de la Fédération nigériane de football fait l’objet de nouvelles critiques. Des acteurs du football estiment qu’il ne devrait pas poursuivre son action après la prochaine élection. Le principal reproche porte sur les résultats jugés insuffisants des équipes nationales, des championnats locaux et de l’administration du football au Nigeria.

Les soutiens de Gusau mettent en avant la formation des entraîneurs, les réformes de l’arbitrage, les travaux d’infrastructure financés par le programme FIFA Forward ainsi que les efforts visant à améliorer les compétitions nationales. Ils attribuent également à son administration la création de nouvelles opportunités pour le football féminin et l’organisation de formations aux licences d’entraîneur de la CAF à différents niveaux.

Ces arguments sont contestés par ses détracteurs, qui affirment que les programmes de formation n’ont pas entraîné d’amélioration visible des équipes nationales ou des clubs. Ils s’interrogent également sur la situation du Nigeria Professional Football League, qui reste dépourvu de sponsor et n’est pas diffusé à la télévision. Selon eux, ces problèmes affaiblissent l’argument selon lequel la gestion du championnat national se serait améliorée.

L’arbitrage est un autre secteur sous surveillance. Le Nigeria a autrefois produit des arbitres FIFA très respectés, comme Festus Okubule, Linus Mba et Callistus Chukwujekwu. Okubule est devenu le premier arbitre nigérian à diriger une compétition de la FIFA lorsqu’il a officié au Championnat du monde junior de la FIFA 1983 au Mexique. Il a ensuite arbitré des matches importants de la Coupe d’Afrique des nations, notamment lors de l’édition 1986 en Égypte.

Les critiques demandent désormais quels bénéfices concrets les réformes de Gusau ont apportés à l’arbitrage, soulignant qu’aucun officiel nigérian ne reçoit actuellement d’invitations pour des compétitions de la CAF ou de la FIFA. Le Somalien Omar Artan est récemment devenu le premier arbitre non européen à diriger la finale de la Supercoupe, mettant en évidence le contraste avec l’ancien statut du Nigeria. Artan s’était également vu refuser l’entrée aux États-Unis alors qu’il devait officier lors de la Coupe du monde 2026.

Les critiques visant Gusau sont comparées à la pression exercée sur le président de la FIFA, Gianni Infantino. Infantino a supervisé l’élargissement de la Coupe du monde et l’augmentation des sommes versées aux équipes participantes, mais il fait face à une opposition en raison de sa relation avec le président des États-Unis, Donald Trump, ainsi qu’à cause d’une proposition visant à commercialiser les droits liés à la Coupe du monde par l’intermédiaire de FIFA Forward Enterprise, sans consulter au préalable le Conseil de la FIFA ou le Congrès de la FIFA. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a défendu le droit d’Infantino à rester en fonction jusqu’à l’élection, une position qui, selon ses détracteurs, ne devrait pas empêcher les Nigérians d’évaluer le bilan de Gusau sur la base de ses résultats.

Source : Vanguard Nigeria · Sports