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La candidature d’Infantino à sa réélection à la présidence de la FIFA en 2027 contestée au nom de la limite de mandats
Photo : Pulse Sports Kenya

La candidature d’Infantino à sa réélection à la présidence de la FIFA en 2027 contestée au nom de la limite de mandats

FairSquare conteste l’éligibilité de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA en 2027, estimant qu’il a déjà atteint la limite de trois mandats.

La candidature de Gianni Infantino à un nouveau mandat à la présidence de la FIFA a été officiellement contestée, FairSquare estimant qu’il a déjà exercé les trois mandats maximum autorisés par les statuts de la FIFA. Infantino devrait briguer le mandat 2027-31 lors du Congrès de la FIFA au Maroc, le 18 mars de l’année prochaine.

L’organisation a soumis sa plainte à la Commission de gouvernance, d’audit et de conformité de la FIFA. Elle conteste la décision prise par la FIFA en 2022 d’exclure du décompte des mandats la première période d’Infantino à la présidence. Il était devenu président en 2016 après la démission de Sepp Blatter, mais avait fait valoir qu’il achevait le mandat restant de Blatter plutôt qu’il n’entamait son propre premier mandat.

FairSquare estime que cette interprétation est contraire aux règles régissant la présidence. Le groupe s’est également interrogé sur les raisons pour lesquelles le raisonnement juridique à l’origine de la décision de 2022 n’a pas été rendu public. La décision avait été annoncée deux jours avant la finale de la Coupe du monde 2022 au Qatar.

Miguel Maduro, qui a précédemment présidé la Commission indépendante de gouvernance et de révision de la FIFA, a contribué à préparer le dossier. Il a déclaré que les limites de mandat étaient au cœur des réformes introduites en 2016 afin d’empêcher la concentration du pouvoir au sein de la présidence. La contestation soutient qu’accorder une exception à Infantino affaiblirait ce principe.

Le litige sur l’éligibilité intervient alors qu’Infantino fait face à des critiques distinctes concernant une filiale de 20 milliards de dollars proposée pour attirer des investissements privés dans les compétitions de la FIFA. L’UEFA, la Confédération asiatique de football et la Concacaf ont demandé la semaine dernière un examen de sa conduite. Les trois confédérations étaient également perçues comme susceptibles de lui offrir une voie de sortie de la présidence.

La résistance s’est également manifestée au sein des organisations nationales de football. Ian Maxwell, directeur général de la Fédération écossaise de football, a déclaré que sa fédération ne soutiendrait pas la réélection d’Infantino. Malgré cette opposition, le président de la FIFA continue de bénéficier du soutien des confédérations sud-américaine et africaine, ce qui expose sa campagne de 2027 à une contestation portant à la fois sur son éligibilité et sur son soutien politique.

Source : Pulse Sports Kenya