
La Nouvelle-Zélande retire son soutien à Infantino, tandis que l’OFC reste favorable
La Nouvelle-Zélande a retiré son soutien à la candidature de Gianni Infantino pour sa réélection à la présidence de la FIFA, révélant un désaccord avec la confédération océanienne sur la gouvernance.
New Zealand Football a retiré, le 14 août 2026, son soutien à la candidature de Gianni Infantino pour un nouveau mandat à la présidence de la FIFA, tandis que la Confédération océanienne de football continuait de soutenir sa direction. L’association nationale a également demandé un audit indépendant de la proposition FIFA Forward Enterprise, estimant que la controverse avait entamé la confiance et la crédibilité.
Cette décision place la Nouvelle-Zélande en porte-à-faux avec son instance continentale. L’OFC a reconnu les inquiétudes entourant le projet commercial, tout en soulignant ce qu’elle considère comme des avancées majeures pour l’Océanie sous la présidence d’Infantino. La Nouvelle-Calédonie est allée plus loin en réaffirmant son soutien à Infantino et en saluant la gouvernance de la FIFA, l’égalité des financements et le travail de développement mené dans la région.
FIFA Forward Enterprise prévoyait la vente d’environ 20 % d’un véhicule de droits commerciaux lié aux compétitions de la FIFA. Le projet aurait pu rapporter environ 4,2 milliards de dollars grâce à des investissements privés. L’opposition portait principalement sur la manière dont la proposition avait été élaborée et sur la question de savoir si les principales parties prenantes de la FIFA avaient été correctement consultées.
Après une réunion de crise au Maroc, la FIFA s’est excusée auprès de ses 211 associations membres pour les erreurs commises dans la gestion de la proposition et a retiré le projet. New Zealand Football a déclaré que cette mesure ne réglait pas les questions plus larges liées à la gouvernance. Son directeur général, Andrew Pragnell, a estimé que l’audit devait examiner la prise de décision et la supervision, avec un mandat défini avec soin et un processus lancé de toute urgence.
La Nouvelle-Zélande a bénéficié des initiatives de la FIFA sous la direction d’Infantino, notamment en coorganisant la Coupe du monde féminine 2023 avec l’Australie. L’élargissement de la Coupe du monde masculine a également accordé à l’Océanie une place directe garantie pour les qualifications. Ces avancées n’ont pas empêché l’association de dissocier le soutien au développement de son évaluation de la gouvernance et de la responsabilité de la FIFA.
L’OFC compte 11 associations membres de la FIFA, ce qui rend la position de la Nouvelle-Zélande notable au sein de la confédération et dans la lutte plus large autour de la direction d’Infantino. Plusieurs associations nationales ont retiré ou réexaminé leur soutien initial, tandis que la présidente de la Fédération norvégienne de football, Lise Klaveness, a appelé Infantino à démissionner. La décision de la Nouvelle-Zélande constitue un retrait de son soutien électoral et une demande d’examen approfondi, plutôt qu’un appel explicite à sa démission immédiate.
Source : ThisDay Nigeria · Sport



