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Les députés kényans adoptent le projet de loi sur le sport de 2026 qui criminalise le trucage de matchs de football
Photo : Capital Sports (Capital FM Kenya)

Les députés kényans adoptent le projet de loi sur le sport de 2026 qui criminalise le trucage de matchs de football

L’Assemblée nationale du Kenya a adopté un projet de loi sur le sport de 2026 qui ferait du trucage de matchs un crime, avec des amendes et des peines de prison possibles après sa promulgation.

L’Assemblée nationale du Kenya a adopté le projet de loi de 2026 portant modification de la loi sur le sport, rapprochant le trucage de matchs de la criminalisation. Les sanctions proposées comprennent une amende pouvant atteindre Sh1 million, une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à un an, ou les deux.

Le projet de loi a été présenté par la députée désignée Irene Nyakerario Mayaka et vise à protéger l’équité et la crédibilité des compétitions sportives. Il cible les comportements qui manipulent les résultats et compromettent l’intégrité du sport.

La mesure n’est pas encore une loi. Elle doit être promulguée par le président William Ruto avant que les sanctions proposées puissent entrer en vigueur. Son adoption a néanmoins apporté un certain soulagement au football kényan, confronté à plusieurs reprises à des soupçons de manipulation.

Ces inquiétudes ont touché la FKF Premier League. En 2021, la Football Kenya Federation a suspendu pour une durée indéterminée 15 joueurs liés au Zoo Kericho FC après un scandale de trucage de matchs impliquant le club. Le Zoo FC a ensuite été exclu de l’élite, tandis que cinq arbitres principaux du championnat ont été suspendus en juillet de la même année pour des allégations liées à des résultats manipulés.

Le gardien kényan Patrick Matasi a été provisoirement interdit de toute activité liée au football en mars 2025, le temps que la FKF enquête sur des allégations de manipulation de matchs. L’enquête a été ouverte après la publication d’une vidéo en ligne qui semblait montrer le gardien accepter d’influencer l’issue d’une rencontre.

Le problème est également resté présent durant la saison 2025/26 de la FKF Premier League, plusieurs entraîneurs ayant affirmé que des matchs avaient été manipulés. Si elle est adoptée, la nouvelle législation ajouterait des sanctions pénales aux sanctions sportives déjà prévues contre les comportements qui portent atteinte à la confiance dans les compétitions kényanes et menacent la carrière des joueurs qui évoluent de manière régulière.

Source : Capital Sports (Capital FM Kenya)