
Les faibles salaires des footballeurs kényans contrastent avec l'essor du basketball
Le football kényan fait face à un paradoxe financier : les joueurs luttent avec de faibles revenus mensuels malgré l'immense popularité du sport et de nouveaux accords de financement.
Le football reste le sport le plus populaire au Kenya, pourtant les joueurs professionnels sont confrontés à une instabilité financière significative. Alors que ce sport domine les conversations locales et les écrans de télévision, les revenus de ceux qui évoluent en Kenyan Premier League ne reflètent pas cette popularité massive.
Les salaires mensuels typiques pour de nombreux footballeurs de l'élite sont estimés à environ 600 $. Ce chiffre varie considérablement d'un club à l'autre et selon les joueurs. L'ancien attaquant de l'AFC Leopards, Raymond Omondi, a souligné que certains joueurs ne recevaient que 10 000 KSh par mois.
En revanche, le secteur du basketball affiche un modèle professionnel différent. Le Nairobi City Thunder a mis en place une structure très ambitieuse, avec des rapports en 2024 suggérant un plafond salarial mensuel collectif d'environ 4,5 millions de KSh pour ses joueurs. Le club a connu un succès retentissant, remportant des titres consécutifs de la KBF Premier League lors des saisons 2023/24 et 2024/25 sans aucune défaite, et se qualifiant pour la Basketball Africa League en 2024 et 2025.
L'investissement financier dans le basketball est également visible à travers le soutien des entreprises. En juin 2026, l'I&M Bank a versé 10 millions de KSh au Nairobi City Thunder pour aider au bien-être des joueurs, à l'entraînement, aux déplacements et aux opérations. Cela met en lumière une tendance où les investisseurs soutiennent des organisations gérées professionnellement avec des ambitions continentales.
Le football voit ses financements augmenter sur le papier, mais la redistribution aux joueurs reste une source d'inquiétude. Pour la saison 2025/26, la Football Kenya Federation et SportPesa ont annoncé une dotation de 20 millions de KSh, dont 15 millions de KSh destinés aux champions. De plus, un programme de financement de 2 milliards de KSh a été structuré pour allouer 1,2 milliard de KSh aux clubs et 800 millions de KSh au développement de la ligue.
Malgré ces sommes importantes, les coûts élevés de gestion des équipes de football compliquent le tableau financier. Les effectifs de football sont bien plus larges que les effectifs de basketball, nécessitant plus de personnel, d'équipes médicales et de soutien administratif. Alors que les joueurs de basketball bénéficient souvent de structures d'emploi plus larges, au sein d'entreprises ou d'institutions, de nombreux footballeurs restent uniquement dépendants de la capacité fluctuante de leurs clubs à verser les salaires mensuels.
Source : Capital Sports (Capital FM Kenya)



