
Erasmus estime qu’une règle de World Rugby a creusé le fossé entre entraîneurs et arbitres
Rassie Erasmus estime qu’une règle de World Rugby exigeant l’accord des deux entraîneurs pour les réunions avec les arbitres a rendu la communication tactique plus difficile.
Rassie Erasmus estime qu’une règle de World Rugby exigeant l’accord des deux entraîneurs principaux pour les réunions d’avant-match avec les arbitres a creusé le fossé entre les responsables des équipes et les officiels de match. Les entraîneurs peuvent toujours demander ces réunions, mais l’une des équipes peut empêcher leur tenue en refusant de donner son accord.
Cette règle vise à garantir qu’aucune équipe ne puisse influencer les officiels sans que l’équipe adverse bénéficie de la même possibilité. Erasmus estime toutefois qu’elle a également supprimé un canal utile pour discuter de détails tactiques mineurs susceptibles d’influencer la manière dont un match est arbitré.
Il a expliqué que son équipe avait décliné une réunion cette semaine, estimant qu’elle n’aurait pas été utile après que quatre matches avaient déjà été disputés. Avec seulement trois séances d’entraînement disponibles, l’attention s’est plutôt portée sur l’étude des informations publiées sur l’AMS, le système central utilisé pour les questions et réponses concernant World Rugby.
Erasmus a expliqué que les entraîneurs avertissaient auparavant les arbitres d’actions possibles, comme un maul au milieu du terrain ou un dédoublement intérieur en touche. Ces discussions pouvaient aider les officiels à reconnaître la tactique et à juger des situations telles que l’obstruction, mais elles risquent désormais de révéler les plans à l’équipe adverse puisque les deux entraîneurs doivent y participer.
L’entraîneur sud-africain a déclaré que ce dispositif avait introduit une forme de tactique entre les équipes, chacune pouvant bloquer une réunion si elle estime que l’autre en tirerait un avantage. Il a également indiqué que les entraîneurs pourraient désormais se tourner vers les médias lorsqu’ils souhaitent soulever des préoccupations, puisque les arbitres ne sont pas toujours disponibles pour apporter directement des éclaircissements.
Erasmus a cité les préoccupations exprimées publiquement par les All Blacks concernant les accusations selon lesquelles l’Afrique du Sud ralentirait le jeu comme un exemple de cette évolution. Il a dit comprendre pourquoi les équipes s’exprimaient publiquement, tout en ajoutant que de nombreux entraîneurs internationaux constatent désormais une séparation nette entre les entraîneurs, les entraîneurs de la mêlée et les arbitres sur les questions tactiques et réglementaires de moindre importance.
Source : SABC Sport



