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L’ancien All Black Israel Dagg soutient l’approche « vie de voyou » d’Erasmus
Photo : SA Rugby magazine

L’ancien All Black Israel Dagg soutient l’approche « vie de voyou » d’Erasmus

L’ancien arrière de la Nouvelle-Zélande Israel Dagg estime que les tactiques médiatiques de Rassie Erasmus ajoutent du spectacle et de l’intérêt à la série « la plus grande rivalité du rugby ».

L’ancien arrière des All Blacks Israel Dagg a salué l’approche médiatique de plus en plus offensive de Rassie Erasmus, estimant que l’entraîneur des Springboks apporte un spectacle précieux au rugby. Le point de vue de Dagg intervient après la décision d’Erasmus d’impliquer l’ancien arbitre international Jaco Peyper dans une discussion sur le rythme des matches avant le premier test de samedi à Ellis Park.

Cet épisode est survenu après que la Nouvelle-Zélande a suggéré que les équipes sud-africaines, y compris les Springboks, ralentissaient intentionnellement les matches pour contrer le style plus rapide des All Blacks. Erasmus a rejeté cette affirmation, rappelant que lors de cinq matches disputés par l’Afrique du Sud cette année, son équipe n’avait reçu aucun retour lui reprochant de retarder le jeu.

Lors de sa conférence de presse de lundi, Erasmus a fait intervenir Peyper, désormais conseiller technique des Boks, dans la discussion. Peyper a expliqué le temps dont disposent les équipes après qu’un arbitre a accordé une mêlée ou une touche et avant la reprise du jeu, apportant une réponse technique au débat sur les interruptions.

S’exprimant dans l’émission Scotty and Izzy de Sport Nation, Dagg a déclaré que les conférences de presse d’Erasmus avaient progressivement modifié son opinion sur l’entraîneur. Il a décrit la décision de faire intervenir Peyper au point presse comme un exemple audacieux de la capacité d’Erasmus à comprendre la question que les médias allaient probablement poser et à orienter l’échange en conséquence. Dagg a ajouté que, malgré la controverse entourant certaines méthodes d’Erasmus, il était de plus en plus séduit par le style de l’entraîneur des Springboks.

Son coprésentateur Scotty Stevenson n’était pas d’accord avec cette analyse. Il a reconnu le rôle de Peyper au sein de la structure technique sud-africaine, mais a estimé que les explications de l’ancien arbitre portaient sur une question différente de celle soulevée par la Nouvelle-Zélande. Selon Stevenson, le débat concernait la manière dont le jeu est ralenti pendant les phases actives d’un match, et non le temps officiellement accordé après les décisions liées aux phases arrêtées.

Stevenson a considéré l’intervention de Peyper comme une diversion délibérée destinée à détourner l’attention de la critique centrale. Dagg estime toutefois que cet échange est bénéfique pour le rugby, car il rend la préparation de la série « la plus grande rivalité du rugby » aussi remarquable par son affrontement médiatique que par le test d’Ellis Park.

Source : SA Rugby magazine