
Le trophée de la plus grande rivalité du rugby dévoilé en deux moitiés aimantées
Les Springboks et les All Blacks se disputeront un trophée composé de deux lames aimantées, le vainqueur de la série de quatre tests recevant les deux moitiés.
Un nouveau trophée pour la plus grande rivalité du rugby a été dévoilé à Johannesburg, à l’approche de la reprise des tournées entre l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande. L’objet est composé de deux moitiés distinctes qui se rapprochent grâce à des aimants dissimulés, faisant du trophée lui-même une représentation de la rivalité historique entre les Springboks et les All Blacks.
Le trophée a été réuni publiquement pour la première fois par Gary Teichmann et Sean Fitzpatrick, les capitaines des deux équipes lors de la série de 1996. Il sera remis après le quatrième test à Baltimore, aux États-Unis, le 12 septembre. L’équipe qui remportera la tournée de quatre tests recevra les deux moitiés du trophée. En cas de match nul dans la série, chaque pays conservera une moitié.
Cette possibilité était au cœur de la conception. Le trophée a été créé spécialement pour le retour des tournées entre les deux nations, dont les identités rugbystiques se sont développées séparément tout en restant étroitement liées. Ses deux lames peuvent être présentées indépendamment, chacune représentant la culture, l’histoire et l’identité de son pays. Placées ensemble, elles forment un trophée complet et unique.
La forme s’inspire d’un brin d’herbe, un élément commun à tous les joueurs de rugby. Strategy Creative, de Nouvelle-Zélande, a développé le concept avec les deux fédérations. Chaque lame a été usinée avec précision dans un bloc d’aluminium, tandis que les aimants dissimulés à l’intérieur des pièces les attirent lorsqu’elles sont placées à proximité. Ce mécanisme crée un lien physique qui reflète les confrontations répétées entre les équipes.
La moitié sud-africaine porte une œuvre de Bonolo Chepape. Son travail explore l’idée que la grandeur sportive ne s’atteint pas seul. Des motifs superposés, inspirés par la communauté, la culture et l’expérience collective, représentent les personnes qui contribuent à l’excellence sportive en Afrique du Sud, donnant au trophée une signification qui dépasse les joueurs qui finiront par le soulever.
La lame néo-zélandaise présente une œuvre de Kereama Taepa. Elle s’inspire du récit de la création māori mettant en scène Tāne et Whiro, deux frères qui poursuivent le même objectif par des chemins différents. Le design évoque la tension, le respect et le lien associés à une grande rivalité, tout en ajoutant une référence culturelle spécifiquement māorie à la moitié du trophée consacrée aux All Blacks.
La base reprend également le thème de deux parties formant un ensemble plus vaste. Elle est constituée de deux pierres distinctes : la pierre noire Pakohe d’Aotearoa Nouvelle-Zélande et la Verdite verte d’Afrique du Sud. Associée aux lames en aluminium et à leurs œuvres distinctes, la base confère à chaque nation une présence physique particulière tout en maintenant les deux pièces au sein d’un même design.
Le choix de permettre à une série nulle de rester partagée rend également hommage à l’histoire de cette confrontation. Les premières tournées entre les équipes, en 1921 et 1928, s’étaient conclues par un partage. La prochaine confrontation sera la huitième tournée de quatre tests en 12 rencontres entre les deux nations, et les règles du trophée évitent de départager une série à égalité par une mesure distincte ou arbitraire après quatre tests.
Le trophée sera présenté au public pour la première fois lorsque l’Afrique du Sud affrontera la Nouvelle-Zélande lors du test d’ouverture à 10bet Ellis Park, à Johannesburg, samedi. La série de quatre tests s’achèvera ensuite à Baltimore le 12 septembre, lorsque le résultat final déterminera si le trophée complet rejoindra une seule nation ou si ses deux moitiés resteront séparées entre les deux pays.
Source : The South African — Sport



